• Sociologie narrative ?
    • Ne faut-il pas imaginer de nouvelles formes, une façon de sociologiser dans et par la narration ?
  • Lectures buissonnières
    • Pour reconstituer le trésor perdu de la littérature du réel. Vous avez rendez-vous avec certains livres mais vous ne savez pas qui ils sont.
  • Images et sons
    • Cette rubrique entend s’interroger sur ce que nous voyons et ce que nous entendons lors de nos enquêtes, ce qui nous frappe l’esprit parce que « ça nous regarde ».
  • Archives
    • Tous les textes publiés sur le site classés par titre et noms d’auteur(e)s. Le début d’un thésaurus à enrichir au fur et à mesure des nouvelles productions.


  • Fragments du monde
    • Penser et comprendre, voilà l’affaire de « Fragments du monde », de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer 
  • Récits d’étudiant-e-s
    • Étudier, pratiquer, les sciences humaines et sociales, pas seulement pour avoir un diplôme, mais comprendre le monde, les mondes qui nous entourent...
  • Écritures ordinaires
    • Les écritures ordinaires, celles qui ne sont pas publiées ou publiables, que l’on partage ou pas, que l’on peaufine ou pas, trouvent dans cette rubrique une place centrale
  • Autour du travail
    • Mettre en commun nos expériences et nos observations en rapport avec le travail, qu’il s’agisse d’activités salariées ou non, pour interroger collectivement ce qu’il est au quotidien.




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Sociologie(s) publique(s) ?




Projet chômage




Des récits de papier aux récits 2.0




La lettre de l’Atelier

Des nouvelles de la sociologie narrative (Lettre d’information N°25)

La citation du jour

" Rien de ce qui est raconté dans les pages qui suivent ne s’est passé comme on l’a écrit ici [...] Il a fallu constamment faire des choix, il a fallu inventer, les faits rapportés ne pouvaient être utilisés sous leur première forme et durent être modifiés. Cela ne change rien au fait que tout ceci est pourtant "vrai" : tout ce qui est raconté ici pourrait s’être déroulé ainsi et est aussi un roman, donc une création de l’imaginaire. La même chose vaut pour les personnages présentés : tels qu’ils ont été décrits ici, aucun n’existe en dehors de ce livre. Ces événements ont suivi les lois de la narration et il en faut de même pour les personnages. Certains sont inventés, d’autres sont composés à partir de plusieurs".

Hans Fallada (1946), Le cauchemar, traduit de l’allemand, "&d’ailleurs", Denoël, Paris, 2020, p.8.

A la Une de l’atelier :

Dans la rubrique Images et sons :

- Offrir des fleurs
, par Fabien Deshayes et Jean-François Laé : Quelle série composent-ils donc, ces hommes durs au mal ? Et pourquoi donc ont-il accepté de poser devant l’objectif, bouquet à la main ? Les petites fleurettes semblent si fragiles ! Vont-ils vraiment voir leur amour ? Qui sont-ils d’ailleurs ? Tentons quelques descriptions, on y verra peut-être plus clair...

Dans la rubrique Fragments du monde :

- To be or not to be Juif, par Bernard Kalaora : Bernard n’était qu’un produit bâtard, ni vraiment juif, ni vraiment goy, une espèce d’entre-deux. Sa rencontre avec Esther et sa conversion lui donnaient accès à un monde dont il avait été mis à l’écart. [...] La découverte de ses cousins et cousines en Israël alors qu’il était déjà un senior allait bouleverser son for intérieur. Selon lui, avoir de la famille en Israël était une preuve qui ne pouvait plus laisser de doute sur son identité...

-  Le procès d’Emile, par Mélanie Duclos : Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Boîte BB/24/753. Lot de dossiers intitulé : « Insurrection de la commune de Paris ». Dossier N°242 : Émile Giffault, « 21 ans, né à Paris (Seine), célibataire, profession dessinateur géographe, demeurant à Paris rue des grands Augustins 21, catholique (…) » Quelques indications froidement consignées. Économie des traits – âge, métier, lieu de vie – qui feraient un individu, et suivant la logique de classement spécifique à la justice militaire. Pourtant chacun d’eux est comme un cadeau. À qui veut retracer la vie d’un inconnu, quand on traque les traces et qu’elles se font si rares, et quand elles apparaissent, soudain, sur le papier...


Dans la rubrique Ecrits d’étudiant.e.s
. :

- La mise à mort des corps et des esprits, par Bastien Laurent : Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de licence de sociologie. L’auteur nous raconte en mobilisant tous ses sens, les odeurs, les codes couleurs, l’ambiance d’un abattoir, et se demande finalement : pourquoi ?

- Une étudiante chinoise vivant en France pendant le Covid 19, par Ruishu Xiang : Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de sociologie. L’autrice nous raconte son expérience en tant qu’étudiante chinoise lors du début de la pandémie du Covid-19, préoccupée de la situation de ses parents restés en Chine, ainsi que pour son propre quotidien en France.

Dans la rubrique Bibliothèque :

- Exilés : ce qu’habiter à l’hôtel veut dire, une enquête de Jean-François Laé et Laetitia Overney : Les « hôtels-budget » des années 80 accueillent aujourd’hui des familles entières pour des durées qui peuvent se compter en mois. Qu’est-ce qu’habiter dans ce type d’hôtels, souvent situés à la périphérie des villes, veut dire pour ces familles ? Comment le quotidien et l’attente influent-ils sur les vies, les trajectoires et les représentations ? C’est au partage de cette réalité qu’invite cet ouvrage tiré d’une enquête menée dans 15 hôtels différents. Avec un cahier de photos. Accès gratuit en ligne au texte intégral.

- Les indispensables, une enquête de Laetitia Gaudin-Le Puil préfacée par Annick Madec : C’était il y a presque un an. Le 17 mars 2020, la France confinée, le reste du monde à l’arrêt aussi. La journaliste et réalisatrice de documentaires Laëtitia Gaudin-Le Puil avait prévu d’être ailleurs, sur le continent africain ; elle sera assignée à résidence, comme d’autres. Elle ne s’en plaint pas. Être confinée à Plouguerneau n’est pas une punition. C’est une chance. Très vite, ce qui aurait dû être un temps pour le grand ménage de printemps s’est mu en un exercice exaltant : recueillir la parole de celles et ceux restés au charbon, « en première ligne ». Le déclic : un échange téléphonique avec un ouvrier d’une « grosse boîte » finistérienne, lequel était devenu, par magie, « indispensable » au bon fonctionnement de l’entreprise. Les cadres et les agents de maîtrise, eux, furent priés de rester chez eux, en télétravail.

-  Récits d’anciens métallos (Vierzon, 1996), une enquête de Laurent Aucher et Danielle Champion : L’ouvrage Récits d’anciens métallos, vient de paraître chez l’Harmattan et amène à s’interroger sur ce qu’a été la condition ouvrière et sur ce qui subsiste de cette identité collective. Avec les extraits de deux entretiens auprès des "Métallos d’hier".


L’Atelier avec vous :

Non au distanciel ! Mais oui avec vous  ! Le congrès de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française prévu en 2020 à Tunis a été reporté pour cause de pandémie et se tiendra finalement en ligne du 12 au 16 juillet 2021. Invité à organiser le groupe de travail émergent "Sociologie narrative", les membres de l’Atelier ont décidé de refuser la tenue d’un congrès en distanciel, incompatible selon nous avec la nécessité d’échanges directs, de co-présence "en chair et en os", incompatible avec notre volonté de proposer un véritable atelier participatif plutôt qu’une série de communications.

Nous avons voulu manifester malgré tout notre présence et organisons pour cela deux causeries en ligne. Mais pour continuer dans l’esprit de l’Atelier nous organisons aussi en co-présence une Université d’été.

- Causeries en ligne
(le "in" du congres) : Les sciences sociales en récits. Session 1 : Récits de papier et Session 2 : Récits 2.0. La date et l’horaire (entre le 12 et le 16 juillet 2021) seront communiquées ultérieurement.

- Université en ligne (le "off" du congres) : Témoignages : Narrations et interprétations (Ateliers et débats). Sur inscription uniquement. Programme, date et lieu à préciser.

- Sur vos écrans : Sur la chaîne ARTE le 8 mai, dans l’émission "Court-circuit", ne manquez pas le film sur les enfants de la rue de Bogota, une fiction réalisée après la recherche de Nathaly Camacho Marino pour une thèse inspirée par la sociologie narrative. Bande annonce :https://vimeo.com/50039986. Voir aussi dans le registre "non-fiction" son texte sur notre site De l’autre côté. La fumée des morts.

L’Atelier

Ecrivez-nous : sociologienarrative@gmail.com