• Sociologie narrative ?
    • Ne faut-il pas imaginer de nouvelles formes, une façon de sociologiser dans et par la narration ?
  • Lectures buissonnières
    • Pour reconstituer le trésor perdu de la littérature du réel. Vous avez rendez-vous avec certains livres mais vous ne savez pas qui ils sont.
  • Images et sons
    • Cette rubrique entend s’interroger sur ce que nous voyons et ce que nous entendons lors de nos enquêtes, ce qui nous frappe l’esprit parce que « ça nous regarde ».
  • Archives
    • Tous les textes publiés sur le site classés par titre et noms d’auteur(e)s. Le début d’un thésaurus à enrichir au fur et à mesure des nouvelles productions.


  • Fragments du monde
    • Penser et comprendre, voilà l’affaire de « Fragments du monde », de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer 
  • Récits d’étudiant-e-s
    • Étudier, pratiquer, les sciences humaines et sociales, pas seulement pour avoir un diplôme, mais comprendre le monde, les mondes qui nous entourent...
  • Écritures ordinaires
    • Les écritures ordinaires, celles qui ne sont pas publiées ou publiables, que l’on partage ou pas, que l’on peaufine ou pas, trouvent dans cette rubrique une place centrale
  • Autour du travail
    • Mettre en commun nos expériences et nos observations en rapport avec le travail, qu’il s’agisse d’activités salariées ou non, pour interroger collectivement ce qu’il est au quotidien.




Liens
Maison Albert Londres
Dire le travail
Non fiction
Agencements
Casiers
Université buissonnière




Sociologie(s) publique(s) ?




La lettre de l’Atelier

Des nouvelles de la sociologie narrative ! (Lettre d’information N°20)

Bonjour,

La citation du jour : " Toutes ressemblances fortuites - que j’ignore mais qui restent toujours possibles, le nombre des qualités physiques et morales des êtres humains étant beaucoup plus réduit que celui des individus - de telles ressemblances sont donc le fait, non point d’une intention de l’auteur, mais d’un simple hasard". Robert Neumann, Le constat ou La bonne foi des Allemands, 1965, traduit de l’allemand, Robert Laffont, Paris 1967 (De cet auteur hautement recommandable, on peut conseiller sans crainte d’erreur la ré-édition passée inaperçue d’un récit inoubliable, Les enfants de Vienne, 1946, traduit de l’allemand, Paris, 2009).

Ayant chanté presque tout l’été, nous vous avons tout de même préparé le copieux menu que voici :

- Le fac-similé intégral du Carnet d’un ouvrier amoureux, que Jean-François Laé et Fabien Deshayes vous ont présenté au printemps dans Si vous me respecter, respecter mes secrets. Ne pas ouvrir. La lecture du carnet vous permettra d’apprécier finement la lecture suivante... Dans la rubrique Ecritures ordinaires.

- Cher Yvan : produire une hypothèse ou risquer un récit. Au cours de leur Université d’été, les participants à l’atelier de sociologie narrative, en petit groupe, ont confronté leurs idées sur cette archive et fait marcher leurs imaginations : fallait-il chercher à savoir ce qui pousse l’auteur du carnet à écrire ? Ce qu’il veut faire ? A quoi le carnet peut lui servir ? Ou dire ce que l’on ressent en le lisant (avant toute interprétation). Quels indices on possède qui permettent une objectivation ? Quels compléments d’enquête permettraient d’en savoir plus ? Ou encore se risquer à lui écrire ? A imaginer la suite non écrite de sa biographie ? Les textes mis ici en commun fournissent quelques réponses à ces questions. Dans la rubrique Ecritures ordinaires.

-  Bande de Mandaïs (Partie 1) par Louis Thellier. Après une usine en lutte dans Johnson m’a tuer, Louis Theillier nous livre une nouvelle fois une expérience collective de lutte, celle des Travailleurs Sans Emploi (TSE) en Belgique. Plusieurs chômeur-se-s ont participé à la création de cette BD et livrent ensemble leurs récits de l’exclusion sociale. De quoi briser la solitude de la précarité, refuser la passivité associée au chômage et retourner le stigmate du "mandaïs". Nous avons décidé de vous livrer ce récit en trois fois, vous pouvez donc lire ici la première partie. Dans la rubrique Autour du travail.

- Paye ta précarité et ton handicap. Millendall, jeune précaire, nous décrit ses envies d’autonomie vis-à-vis de sa famille, l’accès à son premier logement et ses expériences en tant qu’animatrice auprès de jeunes enfants à Brest. Ce récit, sous forme de témoignage, éclaire avant tout sur un sujet encore trop peu abordé, le handicap au travail. Autiste, en attente d’une reconnaissance comme travailleuse handicapée, l’autrice se confronte aux normes validistes, particulièrement présentes dans le cadre du travail. Dans la rubrique Autour du travail.

- De l’autre côté. La fumée des morts. Par Nataly Camacho. Pour que les légendes urbaines prennent leur vraie dimension, celle d’histoires qui marquent profondément les imaginations, il faut avoir pris le temps de les écouter in situ, là et quand elles se racontent, et en l’occurrence dans les bas-fonds de la ville de Bogota, dans les enclaves où se trafique et se fume le Bazuco, dans le chaudron où mijotent les pires des mensonges et les plus affreuses des vérités. Dans la rubrique Fragments du monde.

-  Le vieux. Autobiographie d’un voyou. Par Azzedine Grimbou et Michel Kokoreff (Editions Amsterdam, Paris 2018). “Je fuguais parfois à Vénissieux, Lyon, toujours avec quelqu’un. On volait une DS 21, une ID, et on partait voler. On était spécialisés. Je faisais des appartements avec un pied de biche ou un briquet. Par un pote qui travaillait à l’usine, on se fabriquait un tournevis, une pince petite comme ça, et on s’est spécialisés". Les bonnes feuilles de cet ouvrage (le chapitre 4, "Bien faire sa prison") dans la rubrique Lectures buissonnières.

- Exister par écrit. Essai sur l’identification en culture de l’écrit. Par Claudine Dardy (Editions L’Harmattan, 2018). "Naître et mourir, des événements ordinaires qui s’inscrivent dans des registres officiels. Quelle est la portée pour chacun de nous de cette écriture officielle produite par un système d’Etat Civil ? [Parmi les réponses, voyez] une histoire singulière, celle d’une femme qui refusa de se faire connaître au siècle dernier et qui réussit si bien qu’elle ouvrit à ses fille et petite-fille le champ des possibles, une forme d’état incivil. Celui-là même exercé, comme par ironie, par le peuple grandissant et âgé des troublés de la mémoire et de toutes les filiations". Les bonnes feuilles de cet ouvrage ("Incursion dans une étrange forêt") dans la rubrique Lectures buissonières.

Bonne lecture et surtout : n’oubliez pas de nous écrire

L’Atelier