• Sociologie narrative ?
    • Ne faut-il pas imaginer de nouvelles formes, une façon de sociologiser dans et par la narration ?
  • Lectures buissonnières
    • Pour reconstituer le trésor perdu de la littérature du réel. Vous avez rendez-vous avec certains livres mais vous ne savez pas qui ils sont.
  • Images et sons
    • Cette rubrique entend s’interroger sur ce que nous voyons et ce que nous entendons lors de nos enquêtes, ce qui nous frappe l’esprit parce que « ça nous regarde ».
  • Archives
    • Tous les textes publiés sur le site classés par titre et noms d’auteur(e)s. Le début d’un thésaurus à enrichir au fur et à mesure des nouvelles productions.


  • Fragments du monde
    • Penser et comprendre, voilà l’affaire de « Fragments du monde », de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer 
  • Récits d’étudiant-e-s
    • Étudier, pratiquer, les sciences humaines et sociales, pas seulement pour avoir un diplôme, mais comprendre le monde, les mondes qui nous entourent...
  • Écritures ordinaires
    • Les écritures ordinaires, celles qui ne sont pas publiées ou publiables, que l’on partage ou pas, que l’on peaufine ou pas, trouvent dans cette rubrique une place centrale
  • Autour du travail
    • Mettre en commun nos expériences et nos observations en rapport avec le travail, qu’il s’agisse d’activités salariées ou non, pour interroger collectivement ce qu’il est au quotidien.




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Sociologie(s) publique(s) ?




Projet chômage




Des récits de papier aux récits 2.0





Archives par titre
Index des titres

  • "Projet chômage". Quand sociologie et théâtre font bon ménage à l’université.
    Carine Ollivier
    21 juin 2020
    « Projet chômage ». Derrière ce titre provocateur et ambigu se cache un projet pédagogique et artistique, sociologique et théâtral, conduit en 2018-2019 à l’Université Rennes 2 par les départements de sociologie et d’études théâtrales et dont nous vous livrons ici le texte original ainsi que la captation vidéo de la seconde représentation donnée le 17 octobre 2019, Salle Pina Bausch, à l’Université Rennes 2.

  • "Si vous me respecter, respecter mes secrets. Ne pas ouvrir"
    Deshayes Fabien
    Laé Jean-François
    7 mars 2019
    Le carnet orange sur lequel sont inscrits ces mots vient d’un magasin Point P qui vend du gros matériel de chantiers et des appareils sanitaires. (...) Sur la couverture, autour du point P, les mots n’ont aucun sens. On a beau dix fois les relire, c’est le vide. On peut donc abandonner là l’objet trouvé. Ce n’est que si l’on se décide à l’ouvrir que les lettres et les mots prennent sens : en fait l’auteur fait un jeu de mot.

  • Adam, Sans-Papiers
    Solimen Claude
    30 septembre 2018
    Avant/Après. Deux photos du même homme. Adam. A quelques quatre ans d’intervalle. La première date du jour de notre rencontre. Un jour d’avril en 2010...

  • Apprendre des "erreurs de cadre" : le sociologue face à ses bourdes
    Frétigné Cédric
    7 février 2014
    Dans ses temps de présence sur le terrain, le sociologue s’affronte à des situations marquées au sceau de l’étrangeté. Sauf à réaliser une sociologie du proche, il n’évolue généralement pas en milieu d’interconnaissance. Au début de ses investigations au moins, le terrain lui est tout au plus rendu familier par des lectures préalables..

  • Au jour le jour
    Le voisin d’en face
    17 octobre 2018

    La dame d’en face a recommencé. D’un geste à la fois vif et nonchalant (sa main est restée en l’air après le jet, cinq, dix, quinze secondes), elle a jeté ses affaires sur le parking devant l’immeuble, jonchant l’asphalte de livres neufs, de boites de médicaments, d’une éponge et d’un ours en peluche...

  • Au nom du père (In memoriam : Johnny et les sciences sociales)
    Madec Annick
    30 septembre 2018
    Johnny, c’était son idole. Il ne connaissait pas Higelin. Il ne savait pas que lui aussi était amoureux d’une cigarette. Lui, il n’aimait pas les roulées. Il était aux Gauloises. Beaucoup de Gauloises et depuis longtemps. Elles avaient bien roussi sa moustache. Une moustache de Gaulois, bien sûr...

  • Au sud de la Fente
    London Jacques
    11 juillet 2015

  • Avec un groupe de reggae
    Guinchard C.
    27 janvier 2014
    Je voudrais confier à votre sagacité critique un texte que j’ai rédigé il y a quelques années. Ce qui me semble « intéressant » dans ce document, c’est la manière dont ce récit peine à démarrer. En le relisant rapidement je me suis aperçu que je m’empêtrais dans plusieurs registres d’écriture..

  • Bande de Mandaïs - Partie I
    Louis Theillier
    25 septembre 2019
    Après une usine en lutte dans "Johnson m’a tuer", Louis Theillier nous livre une nouvelle fois une expérience collective de lutte, celle des Travailleurs Sans Emploi (TSE) en Belgique. Plusieurs chômeur-se-s ont participé à la création de cette BD et livrent ensemble leurs récits de l’exclusion sociale. De quoi briser la solitude de la précarité, refuser la passivité associée au chômage et retourner le stigmate du "mandaïs".
    Nous avons décidé de vous livrer ce récit en trois fois, vous pouvez donc lire ici la première partie.

  • Bande de Mandaïs - Partie II
    Louis Theillier
    25 novembre 2019
    Deuxième partie de la bande dessinée Bande de Mandaïs avec la participation de chômeur-se-s belges qui racontent l’exclusion sociale.

  • Bande de Mandaïs - Partie III
    7 juin 2020
    Troisième et dernière partie de la bande dessinée Bande de Mandaïs avec la participation de chômeur-se-s belges qui racontent l’exclusion sociale.

  • Beauté Parade
    2 décembre 2019

    Un jour au quartier populaire de Château rouge à Paris, le patron a quitté le salon de beauté. Alors les femmes ont décidé de continuer sans lui. Elles ont occupé le salon pour s’approprier le travail et pour réclamer des papiers. Des jours et des semaines durant.
    Sylvain Pattieu fait la chronique de leur mobilisation à coup de courts chapitres qui se suivent sans se ressembler : parole aux femmes, descriptions – lumière sur le quartier, le salon, les personnes – récits d’ordinaires et d’événements, incursions par l’histoire, la religion, l’économie et même la mythologie. Voici l’un d’entre eux, et puis quelques autres en fichier attaché.
    Pattieu Sylvain, 2015, Beauté parade, Le livre de poche.

  • Brest à quai : carnets de bord des travailleurs du port
    Le Roy Nicolas
    Roudeau Damien
    11 juillet 2015

  • Brève d’autobus : Ville lumière et Bonnets rouges
    Madec Annick
    18 décembre 2013
    Paris, 26 novembre 2013, 19h20, Bus 91, Montparnasse-Bastille
    « Ben, elle est bien triste la Ville Lumière ! ». Elle a 70 ans et envie de parler. Au plus près, à la plus proche, à la passagère du siège d’à côté....

  • Ca commence aujourd’hui
    Aucher Laurent
    7 juin 2020
    Un jour de mai 2019, peu de temps avant les élections européennes, je me suis assis à l’intérieur d’un bistrot situé quelque part en Berry pour y consommer un café. Durant une trentaine de minutes, j’ai transcrit minutieusement tout ce que je voyais et tout ce que j’entendais.

  • Calais : entre trahison institutionnelle et réappropriation du politique démocratique
    Bovi Miriam
    13 décembre 2017
    Il y a un an et demi ma vie a changé. Même si l’action et l’engagement ont toujours donné forme à mon parcours intellectuel et mes choix académiques, autrement vides de sens à mes yeux, l’arrivée dans le ghetto de Calais représente pour moi personne, militante, sociologue et philosophe, une nouvelle naissance qui pousse à une réarticulation de mon travail...

  • Carnet d’un ouvrier amoureux
    Yvan
    30 septembre 2019
    Le fac-similé intégral du "Carnet d’un ouvrier amoureux". C’est une archive personnelle, un carnet perdu, oublié, ramassé. Jean-François Laé et Fabien Deshayes ont présenté ce document dans "Si vous me respecter, respecter mes secrets. Ne pas ouvrir" (à retrouver dans la rubrique Ecritures ordinaires). La lecture du carnet permettra au lecteur d’apprécier finement les prolongements et interprétations développées dans l’article suivant, "Cher Yvan" (à retrouver dans le même rubrique).
    Ci-dessous une photo du carnet sur l’affiche qui annonçait l’Université d’été de la sociologie narrative où il était question de ces questions.

  • Cher Yvan ; produire une hypothèse ou risquer un récit
    30 septembre 2019
    Au cours de leur Université d’été, les participants à l’atelier de sociologie narrative, en petit groupe, ont confronté leurs idées sur le Carnet d’un ouvrier amoureux (Voir ci-dessus la reproduction intégrale du carnet) et fait marcher leurs imaginations : fallait-il chercher à savoir ce qui pousse l’auteur du carnet à écrire ? Ce qu’il veut faire ? A quoi le carnet peut lui servir ? Ou dire ce que l’on ressent en le lisant (avant toute interprétation). Quels indices on possède qui permettent une objectivation ? Quels compléments d’enquête permettraient d’en savoir plus ? Ou encore se risquer à lui écrire ? A imaginer la suite non écrite de sa biographie ? Les textes mis ici en commun fournissent quelques réponses à ces questions.

  • Chronique de Travail intérimaire
    Pierre Ramine
    17 novembre 2018

    À travers Chronique de travail intérimaire, Pierre Ramine dessine et raconte les rapports de force qu’une personne précaire peut connaître tout au long de son parcours, au travail, face aux institutions. Malgré des situations semblables, certain-es acceptent, d’autres résistent avec le peu de marge de manœuvre qu’ils et elles ont. Cela donne à repenser ce qu’est le travail et particulièrement sous sa forme salariée à travers notamment les choix que nous faisons entre travail contraint et activité choisie.

  • Comment rendre la sociologie publique ?
    Monchatre Sylvie
    Selek Pinar
    29 juin 2016
    Sur ce thème Sylvie Monchâtre et Pinar Selek organisaient le 27 mai 2016 une journée d’études à l’Université de Strasbourg. On trouvera ici leur texte de présentation des interventions et débats sous la forme d’un dialogue entre les deux chercheuses qui s’interrogent : comment faire une sociologie « d’utilité publique » - pour reprendre l’expression d’Annick Madec ? N’oublions pas que « publier », c’est oeuvrer pour le bien public. Cette question est politique… si l’on accepte de considérer que réfléchir à la manière d’« oeuvrer pour le bien public » constitue une question politique...

  • Commercial center’s life
    Lentin Anaïc
    11 juillet 2015
    Mon stage de terrain (en troisième année de licence de sociologie) s’est déroulé dans une enseigne commerciale de taille moyenne. Une centaine d’employés, une direction bien affirmée, enfin tout un organigramme précis et structuré. Le lieu est assez fréquenté par une population plus ou moins « adaptée ». En bonne étudiante sociologue je me suis alors logiquement orientée sur la sociologie du travail...

  • Conte de noël
    Leseul François-Nathan
    17 décembre 2014
    J’ai bien reçu le texte que je vous avais proposé sur les services sociaux, édité par vos soins. Finalement je suis au regret de devoir vous demander de ne pas le publier. J’ai beaucoup réfléchi à la question mais je me rends compte que tous nos efforts pour empêcher l’identification de la famille dont je parle et de la stagiaire qui raconte sont restés vains

  • Courage, fuyons !
    7 décembre 2020
    Sur une idée de Philippe Artières, un patchwork de textes ou "Mélanges" qui rendent hommage à ce que Jean-François Laé appelle la « narration sociologique », introduisant, par l’inversion du qualificatif et du substantif, une variante de la sociologie narrative dont l’interprétation est offerte à chacun, la narration prenant peut-être le pas sur la sociologie, ou encore, en d’autres termes, la transfiguration du social sur son attestation.

  • D’assez près, on le voit (1). "Toi, tu fermes ta caisse !"
    Laé Jean-François
    30 septembre 2018
    Elles sont arrivées toutes les trois. Les deux soeurs et Hélène. Elles disaient qu’à Creil elles ne trouveraient pas de travail. L’une redoublait son Bac STG, l’autre l’avait obtenu, Hélène deux années à ne rien faire. Qu’auraient-elles pu faire avec ça ?

  • Dans des brumes de peine et d’espérance
    El-Fakkak Nourdin
    22 novembre 2016
    Fichte écrivit cette phrase qui frappa vivement mon imagination et s’imposa à moi telle une vérité : « La philosophie que l’homme se choisit dépend de ce qu’il est. » Il s’est écoulé peu de jours depuis sans que cette citation ne résonne dans mon esprit. Ce que je croyais avoir trouvé là de si véritable a donné un sens à mon existence, et quand mon être se meut par quelque action, les mots de Fichte demeurent...

  • Dans l’oeil du cyclone
    Le Roy Nicolas
    9 mai 2015

  • Dans le Nordeste du Brésil
    Mailleux Sant’Ana Sarah
    29 mai 2014
    Ces trois histoires de mort dans le Nordeste Brésilien font partie d’une enquête sur les questions de pauvreté, d’extrême pauvreté, et de justice sociale. Pour cette recherche, j’ai rencontré, suivi, fait de l’observation participative et interviewé des personnes qui vivent dans la zone rurale du sertão de Bahia. J’ai également interviewé des personnes qui vivent dans une favela de Recife. Finalement, j’ai pu témoigner sur les réactions à l’assassinat d’un membre d’une tribu indigène à Cabrobó’ au moment des élections de 2008.

  • De calamités en calamités
    Overney Laetitia
    27 novembre 2015
    Je rencontre Martine en 2001 alors que je commence une enquête dans le Grand Ensemble de la Duchère à Lyon. Ce travail donnera lieu à une thèse quelques années plus tard. Martine a la cinquantaine, elle habite le quartier depuis les années quatre-vingt-dix...

  • De l’autre côté. La fumée des morts
    Camacho Marino Nataly
    30 septembre 2019

    Pour que les légendes urbaines prennent leur vraie dimension, celle d’histoires qui marquent profondément les imaginations, il faut avoir pris le temps de les écouter in situ, là et quand elles se racontent, et en l’occurrence dans les bas-fonds de la ville de Bogota, dans les enclaves où se trafique et se fume le Bazuco, dans le chaudron où mijotent les pires des mensonges et les plus affreuses des vérités.

  • Des littératures périphériques
    Madec Annick
    29 mai 2014

  • Deux photos, un commentaire : De Clayton Lockett à Lewis Payne
    Cardi François
    12 septembre 2014
    « Si la photographie devient alors horrible, c’est parce qu’elle certifie, si l’on peut dire, que le cadavre est vivant, en tant que cadavre : c’est l’image vivante d’une chose morte. Car l’immobilité de la photo est comme le résultat d’une confusion perverse entre deux concepts : le Réel et le vivant. ». Lorsque Roland Barthes écrit cela dans La Chambre Claire, c’est en regardant le visage de Lewis Payne, assassin de Lincoln...

  • Discussion en tout genre
    Hélary Morgane
    13 décembre 2017
    La scène se passe dans une petite pièce au sein d’un centre social, il s’agit de l’espace parents-enfants ; où les mamans accompagnées de leurs enfants se rencontrent, partagent, discutent entre elles deux matinées par semaine. C’est un jeudi matin comme les autres...

  • Du regard à la parole. Ethnographie de la pauvreté
    Madec Annick
    Laé Jean-François
    Murard Numa
    22 décembre 2013
    Pour connaître la réalité que désigne et recouvre le mot pauvreté, la recherche, selon nous, doit faire converger deux regards : l’un qui surplombe...

  • Ecriture autobiographique et concision démocratique
    Madec Annick
    19 décembre 2013
    J’écris, ici, parce que j’ai lu un écrivain, Annie Ernaux, un philosophe, enseignant en
    sociologie, Didier Éribon, et de nombreux étudiants inscrits en licence de sociologie....

  • En faire toute une histoire
    6 décembre 2019
    Joséphine vient de mourir. Centenaire. Elle aimait raconter les histoires de son village des Monts d’Arrée. Finistère. Mais elle ne voulait pas avoir d’histoires parce qu’elle avait raconté des histoires. Pour ne pas avoir d’histoires avec Joséphine, l’histoire de l’infanticide racontée ici n’a pas encore été écrite. A plus forte raison, elle n’a pas été publiée...

  • En finir avec Eddy Bellegueule
    Dardy Claudine
    22 mars 2014

  • Escapade
    Artières, Philippe
    6 décembre 2019
    C’était le printemps 1936, la capitale était paralysée par la grève générale. Lucie occupait l’usine de Saint-Ouen avec les autres ouvrières. C’était la première fois que Lucie faisait grève. Elle avait 20 ans, elle était entrée dans cette boîte qui faisait dans la pile, sans aucun goût pour la pile électrique, mais par simplicité ; ses parents habitaient le quartier...

  • Essai de sociologie narrative
    Claire Salem
    28 novembre 2019
    Qui aurait pu s’intituler : essai d’ethnographie ironique. "Tu fais quoi dans la vie ? - Une thèse en anthropologie. - Ha, t’étudies des tribus ? - Non, je travaille sur le quartier Simonin, dans le dix-huitième arrondissement. - Je viens d’emménager juste à côté ! C’est vraiment trop cool le dix-huitième, ça donne l’impression de voyager. Tu connais le Compost ? C’est super stylé comme endroit, en plus la bouffe est bio, local, tout ça". Sur le modèle de cet extrait, le dix-huitième arrondissement est décrit comme donnant « l’impression de voyager ». Face à des populations dîtes « précaires » et « issues de l’immigration », ces nouveaux habitants manifesteraient une sorte de fascination pour le populaire et l’étranger. Se pourrait-il, qu’à mon tour, je fasse un terrain « exotique » ? Ces remarques ne sont en tout cas pas sans rappeler les origines coloniales de ma discipline.

  • Etudiante ou serveuse ? Le voyage à Paris
    Incognita
    30 septembre 2018
    Au fur et à mesure que la soutenance de notre mémoire se rapprochait, mon copain et moi, qui fréquentions la même fac de philosophie en Italie, on parlait de plus en plus fréquemment du manque de perspectives qui se présentaient pour nous dans notre pays après les études, du sentiment de fermeture et du provincialisme que l’ambiance académique nous faisait ressentir. Mais surtout de l’envie qu’on avait de continuer nos études à l’étranger, de nous enrichir par l’apprentissage d’une façon, pour nous nouvelle, de vivre la philosophie, d’apprendre le français…de connaître Paris...

  • Exilés : ce qu’habiter àl’hôtel veut dire
    Jean-François Laé et Laetitia Overney
    27 janvier 2021
    Les « hôtels-budget » des années 80 accueillent aujourd’hui des familles entières pour des durées qui peuvent se compter en mois. Qu’est-ce qu’habiter dans ce type d’hôtels, souvent situés à la périphérie des villes, veut dire pour ces familles ? Comment le quotidien et l’attente influent-ils sur les vies, les trajectoires et les représentations ? C’est au partage de cette réalité qu’invite cet ouvrage tiré d’une enquête menée dans 15 hôtels différents. Avec un cahier de photos. Accès gratuit en ligne au texte intégral. http://www.urbanisme-puca.gouv.fr/exiles-ce-qu-habiter-a-l-hotel-veut-dire-a2160.html

  • Fac après Bac
    Philippe Ayrton
    Candice Desprez
    Seongwoo Kang
    Pénélope Protat
    Sandra Gornouvel
    8 juillet 2019
    Les présents textes ont été écrits dans le cadre d’un cours d’expression française commun à tou-te-s les étudiant-e-s de première année. Le but originel était de leur donner l’occasion d’écrire en dehors des normes universitaires qui peuvent parfois agir comme autant de camisoles intellectuelles et créatives. La seule consigne donnée était le sujet : écrire sur leur passage entre lycée et université. Néanmoins, c’est avec plaisir que certain-e-s se sont affranchi-e-s de celles-ci pour décrire les difficultés rencontrés l’année précédente. D’un simple exercice d’écriture, iels en ont fait un véritable projet étudiant en faisant de ce recueil de textes une sorte de "manuel de survie" à distribuer aux futur-e-s étudiant-e-s prouvant, si cela était nécessaire, qu’iels ne manquent pas d’envie, de motivation ou d’idée lorsque le plaisir n’est pas sacrifié sur l’autel de la pédagogie. 

  • Faire connaissance(s). Pour une curiosité d’utilité publique
    Madec Annick
    Monchatre Sylvie
    Selek Pinar
    14 octobre 2018
    « L’idée d’un art populaire [...] me semblait ridicule. S’il s’agissait de le rendre accessible au peuple, en sacrifiant les raffinements de la forme, "bons pour des oisifs", j’avais assez fréquenté les gens du monde pour savoir que ce sont eux les véritables illettrés et non les ouvriers électriciens. »
    Marcel Proust

  • Fendre le banal
    Laé Jean-François
    7 novembre 2020
    Une fois par semaine je vais au tribunal de Paris. Je prends des notes et je me dis que le banal est explosif si l’on y prête attention. Le banal, ce qui ne se voit pas dit l’ami Perec. L’insignifiant, si vous y prêtez du temps, se déchire lentement à la vue. L’insignifiant se tient là où il n’y a pas de discours, retiré sous l’herbe. Ce voyage s’arrête au 30 octobre pour la raison que vous savez.

  • Histoire d’un dessin
    Murard Numa
    7 février 2015
    Milieu des années 1980 : une rencontre autour de la politique de la ville avec des élus, des fonctionnaires, des travailleurs sociaux. Et pour détendre l’atmosphère, un dessinateur, Charb, dont les productions s’affichent à l’écran. Je prends la parole à mon tour et quelques minutes après..

  • Histoire Fausse
    Murard Numa
    Laé Jean-François
    22 décembre 2013
    La première conséquence de la pauvreté, c’est la pauvreté de la pensée, dit-on. Quand le gousset est déserté, l’esprit vous abandonne. C’est évident, on n’est plus tout à fait un homme....

  • Histoires d’école 2. Le bonbon
    Lamotte Sophie
    15 février 2014
    Le garçon a méticuleusement noté à la fin du petit carnet le récit de ses mésaventures.Retour ligne automatique
    Assise lourdement sur une chaise et appuyée fébrilement sur sa canne, la mère tourne les pages d’une main. Elle est un peu gênée de ne pas pouvoir aller droit au but, d’occuper le temps avec cette recherche de pages. Puis elle atteint son but. Elle appuie un peu pour que ce petit carnet de doléance se tienne mieux tout seul, puis le fait glisser, tourner et me montre...

  • Histoires d’école 3. L’intuition d’un tort
    Lamotte Sophie
    28 février 2014
    La jeune femme au visage lunaire m’interroge sur ce que signifie « une classe européenne. » Sa voix est douce, posée. Seule l’interrogation qui envahit son regard laisse comprendre que cette question n’est pas informative, qu’elle est personnelle et qu’elle requiert une réponse précise.

  • Histoires d’école 5. Solitude et dépendances
    Lamotte Sophie
    22 mars 2014
    Ses yeux se troublent lorsque la voix grave du lecteur en arrive à l’épisode des retrouvailles entre Ulysse et Télémaque. Il écoute, très concentré, ses yeux noirs fixant le petit amoncellement de trombones et de post-it au centre de la table. Il explique après qu’il s’imagine souvent face à son père. Aller vers lui, lui tendre les bras. Ca fait à présent dix ans qu’il ne l’a pas vu...

  • Histoires d’école. La manière forte
    Lamotte Sophie
    30 septembre 2018
    Une des enseignantes en a les larmes aux yeux. Plantée là, devant le tableau en liège, au milieu des affiches format A4 présentant les règles de la photocopieuse et le programme de l’atelier théâtre, elle découvre les photos d’une pièce disloquée, entre fissures et moisissures, trous et larges copeaux de peintures. Il y a la rouille, il y a les fenêtres démontées et des rideaux agrafés, des vêtements soigneusement pliés et des bassines en plastique fondues sur les bords.

  • Histoires d’école. Le plus beau métier du monde
    Lamotte Sophie
    30 septembre 2018
    « Merci… Merci de venir… C’est bien, d’avoir de l’aide pour les enfants. C’est difficile toute seule les enfants. J’en ai marre. Je suis fatiguée. C’est fatigant les enfants hein ? Moi ça me fatigue tout ça. Bon, Souad, elle change. Elle travaille toute seule à la maison. Là, elle a décidé d’apprendre ses tables de multiplication, par cœur..

  • Hommage à grand-père Jo
    Millendall
    7 février 2019
    L’histoire de grand-père Jo, cheminot, marcheur, taiseux, amateur de lectures, de conférences, et de ping-pong, racontée par sa petite-fille.

  • Ici règne le savoir
    Estelle
    27 novembre 2015

  • Il y a des espaces d’écriture qui me font lire jusqu’à tard
    Regnoult Élodie
    7 janvier 2014

  • Incursion dans une étrange forêt
    Dardy Claudine
    30 septembre 2019
    Extrait de l’ouvrage de Claudine Dardy (Editions L’Harmattan, 2018), Exister par écrit. Essai sur l’identification en culture de l’écrit : "Naître et mourir, des événements ordinaires qui s’inscrivent dans des registres officiels. Quelle est la portée pour chacun de nous de cette écriture officielle produite par un système d’Etat Civil ? [Parmi les réponses, voyez] une histoire singulière, celle d’une femme qui refusa de se faire connaître au siècle dernier et qui réussit si bien qu’elle ouvrit à ses fille et petite-fille le champ des possibles, une forme d’état incivil. Celui-là même exercé, comme par ironie, par le peuple grandissant et âgé des troublés de la mémoire et de toutes les filiations".

  • Incursions ethnographiques aux audiences correctionnelles du tribunal de Senlis
    Gregory Duquesnoy
    28 novembre 2019
    Gregory Duquesnoy avait 45 ans.Nous avions fait une recherche sur le « bien boire, trop boire » en 2005- 2007, enquête de terrain qu’il sut mener à bien, avec de très nombreuses notations dans les tribunaux, dans les centres de cure, dans les opérations policières d’arrestation sur la route. Sa passion pour les situations extrême d’alcoolémie le conduisit dans un centre d’alcoologie pour étudier de près les méthodes d’aide, les relations thérapeutiques et tous les points de résistances manifestés par les patients. Tout ce travail aboutira à sa thèse : « Trop boire : les mise au secret de l’excès » en 2005. Gregory ne voulait pas concourir sur des postes. Il craignait les épreuves de ce genre. Alors il occupa plusieurs postes de formateurs à l’IPESUP et à l’institut catholique à Paris.
    Emotions trop denses envers ses enquêtes sur le trop boire ? Stationnement trop long ? Ces excès tant observés ont ils débordé ? Nous ne le savons pas. Nous savons simplement que sa mort tragique ressemble à ce qu’il avait étudié. Aujourd’hui nous revenons sur ce qu’il écrivait. Des notations très sensibles que nous vous donnons à lire tandis que toutes nos affectueuses pensées vont à son fils.
    (Catherine Deschamps, Jean-François Laé, Bruno Proth)

  • Installations de retour de transmigrantes du sexe. De la soumission esclavagiste à la création d’entreprises locales
    Tarrius Alain
    20 décembre 2018
    "Pourvoyeuses de plaisir devenues entrepreneuses" du Levant aux terres d’Ovide .... témoignages qui dévoilent des vies, des routes (des chemins cosmopolites ?) et leurs détours, sans exotisme. Récits sans détours de traversées héroïques. Histoires à plusieurs voix, pudiques, qui retracent des itinéraires épiques.
    " Je ne connais pas l’avenir, mais il m’a fallu une année pour oublier les violences vécues de mes origines, en Serbie à mon travail en club, et je suis bien, nous sommes bien : tous les jours je découvre que j’aurais pu avoir une autre vie avec l’impression que mes façons de voir les gens changent sans arrêt." Irina

  • Je suis Christine
    Sonzogni Myriam
    25 novembre 2019
    "Le 21 septembre 2019, Christine Renon se donnait la mort en se jetant du premier étage de son école après avoir écrit une lettre à ses collègues et à sa hiérarchie. Parfois une mort vient interrompre le cycle de nos torpeurs quotidiennes. Nous nous demandons : pourquoi ? mais aussi : pourrait-il se faire qu’un jour ce soit moi à cette même place ?
    Accepter d’endosser cette question, si j’étais elle ? est un geste fondamental qui nous permet de recevoir depuis l’intérieur de nous-mêmes, les traces qu’elle, Christine, a laissées derrière elle", Myriam Sonzogni.

  • Jenny, Amie éternelle de Delacroix
    Sérazin Anne-Lise
    15 décembre 2017
    Il avait pris l’habitude de la présence de cette femme auprès de lui, comme le prolongement naturel de ses propres actes et mouvements. Elle faisait pour lui ce qu’il ne pouvait faire ou ce qui le soulageait de ne pas faire, ou encore ce qui lui plaisait de ne pas faire seul : il en était ainsi pour maintes courses...

  • Johnny, j’peux pas me passer de toi. Ecriture de séparation et de mémoire
    Laé, Jean-François, Overney, Laetitia
    9 décembre 2019
    Nous le connaissons à peine ; nous l’avons juste entendu régulièrement à la radio, suffisamment pour retenir quelques bribes de refrains. Guère plus. Nous ne savons rien de sa vie, sauf à lire ce qui s’affiche au kiosque. Tout ce que l’on sait vraiment de Johnny Hallyday vient de la Madeleine, où chaque 9 du mois, lors des messes qui sont célébrées à son intention en commémoration de ses obsèques le 9 décembre 2017, une avalanche d’écritures emplit les pages d’un cahier mis à disposition des participants. Avec un extrait et en document joint le compte-rendu du journal Libération.

  • Johnson m’a tuer
    Louis Theillier
    26 février 2019
    « j’ai décidé dès le premier jour de passer à l’action à ma manière en retranscrivant ce qui se joue dans l’usine en crise ». Cette phrase résume la volonté de Louis Theillier de raconter son usine en lutte par le biais de la bande dessinée. Rassemblés autour de ce projet, c’est une autre manière pour les travailleurs de vivre ce moment particulier et de créer de la solidarité.

  • Journal collectif 10. Une si fragile hospitalité
    Chapas Marin, Louise
    9 avril 2020
    Chaque lundi, depuis plusieurs mois maintenant, un petit groupe de jeunes bénévoles se regroupent sur le parvis de la gare de Lyon afin d’offrir une hospitalité alimentaire de manière clandestine... Depuis quelques jours avant ce lundi soir, des messages de doute et d’inquiétude apparaissent dans la conversation du groupe de bénévoles... A mesure que les aiguilles tournent sur le cadran de la montre, les personnes se désistent de leur engagement...

  • Journal collectif 11. Compétition unique
    Durand, Emma
    10 avril 2020
    Je pratique le sauvetage sportif depuis maintenant 7 ans et 3 ans à haut niveau à Rennes, piscine de Bréquigny, natation en piscine et en mer (côtier). Ce sport est peu connu mais il se pratique à haut niveau lors de compétitions, régionales, nationales et internationales. Chaque année, il y a des objectifs différents, précis qui sont calculés et mis en place, jour après jour. Les échéances dans le sport sont ce qui permet de nous faire tenir à l’entraînement. 20h d’entraînement chaque semaine en parallèle des études, c’est un choix de vie, pleinement assumé.

  • Journal collectif 12. Le risque de l’expérience
    Les Temps Modernes
    5 juin 2020
    J’ai compris progressivement que ma place et mon risque à moi étaient tous les deux dans le déplacement. Ce qui a été au départ de ma vie adulte, difficile : évoluer à l’Université et autour, dans un milieu qui n’était à la base pas le mien, fille d’une femme caissière et d’un homme vendeur automobile...

  • Journal collectif 13. "Quotidien confiné"
    Jaspierre, Léa
    7 juin 2020
    En prenant du recul en ce 21ème jour de confinement, je réalise qu’il n’est pas uniquement source de vide extrême sans activité. Je réalise que j’ai pu continuer à m’ouvrir aux choses. Il s’agit alors de s’organiser autrement, quand cela est possible. Je sais que ma situation n’est pas universelle, je me rends bien compte du privilège d’avoir le choix de rester chez soi.

  • Journal collectif 3. Journal du confinement
    21 mars 2020

    Concrètement, au commencement, pour nous, ça ne changeait pas grand-chose. 12h30, on mangeait, des crudités, du pain, beaucoup de fromage pour moi, du saucisson pour lui. Oui c’est vrai, c’était rare qu’on déjeune ensemble un mardi. (...) À part ça… Non la seule vraie différence, elle était dans ma tête. Elle était dans ma perspective. Dans la perspective des jours qui allaient tous se ressembler et dans celle surtout de rester enfermée.

  • Journal collectif 4. A la Duchère
    Overney Laetitia
    22 mars 2020
    A la Duchère, tout est fermé. Ces derniers jours, nous prenons plus souvent des nouvelles de nos proches. Plus de temps pour ça, plus d’inquiétude aussi. Le virus réactive des relations. Parmi elles, il y a celles que nous avons nouées sur les terrains d’enquête...

  • Journal collectif 5. Marilyn en casa
    Canales, Leonor
    24 mars 2020
    Enfermée dans mon armoire je regarde le monde à travers les yeux de Marilyn, le personnage imaginaire qui m’habite et me tient compagnie…à côte de mon chat !
    Nos débattons de la pluie et du beau temps, de cette époque qui nous pousse dans nos retranchements, nous inventons l’avenir. Un avenir où nos corps seront proches les uns des autres…Enfin, depuis mon armoire j’ouvre la fenêtre de mon intérieur à vous tous-es dans l’espoir d’être bientôt devant vos Yeux !
    La mise en scène du confinement. Toute la série sur You Tube.
    https://www.youtube.com/channel/UChGXO8pcpRQ8ZMA47jo4Vvg

  • Journal collectif 6. Boboland et la boîte de sardines.
    24 mars 2020
    La preuve que ce confinement, ce n’est pas la même chose pour tous..

  • Journal collectif 7. Brèves Week-End
    Potin Émilie
    25 mars 2020
    Depuis mardi, le temps me manque. Faire l’école à la maison à partir des consignes envoyées via les écrans, travailler à distance, partager les ordinateurs, prendre des nouvelles des proches et en donner… Très vite, je me suis sentie dépassée...

  • Journal collectif 8. Non-confinement et rentabilité
    30 mars 2020
    Un appel d’une amie que j’ai régulièrement au téléphone depuis le début du « confinement ». Confinement, pas pour elle, elle travaille en caisse dans un supermarché d’une autre ville. Elle est en CDD jusqu’à lundi...
    Nous avons reçu de la part de la même contributrice le communiqué suivant en réaction au décès d’Aïcha, caissière et militante CGT au magasin Carrefour de Saint-Denis (93).
    https://www.facebook.com/Lesdionysiennes/posts/651111369034920]

  • Journal collectif 9. Tendrement confine.e.s
    3 avril 2020
    Et c’est là que j’ai commencé à avoir vraiment peur. On s’adapte. On se révolte, on craint, on a peur, on partage. Et on s’habitue. On force nos corps à rentrer dans ces petites boîtes d’appartements. Au début c’est dur, ça fait mal, au dos, aux jambes, au cœur. Et puis ça passe...

  • L’amour en guerre. Sur les traces d’une correspondance pendant la guerre d’Algérie.
    Deshayes Fabien
    Pohn-Weidinger Axel
    15 février 2017
    Au cours d’ l’une de nos incursions sur une brocante qui se tient près du cimetière du Père-Lachaise, dans le vingtième arrondissement de Paris, nous découvrons la correspondance d’Aimée Jean-Baptiste et de Bernard Garigue. En un coup d’oeil nous voilà transportés au coeur de la guerre d’Algérie...

  • L’enseignement de la sociologie à l’Université : émancipation dialogique ou domination sociologique ?
    Marquet Mathieu
    7 février 2015
    « Une théorie » affirmait Deleuze dans une discussion avec Foucault, « il faut que ça serve, il faut que ça fonctionne. Et pas pour soi-même. S’il n’y a pas des gens pour s’en servir, à commencer par le théoricien lui-même, qui cesse alors d’être théoricien, c’est qu’elle ne vaut rien ». La théorie pour de la théorie peut rapidement devenir stérile. Or, rares sont les sociologues qui s’engagent sur le terrain dans des actions de diffusion, alors même que de l’autre côté, les chances de réappropriation des analyses sociologiques par les individus concernés demeurent faibles ..

  • L’enterrement de mon mari
    Khedeja
    29 septembre 2018
    En France pour mon mari on a fait comme en Algérie. Il est mort le jeudi. Il a été enterré samedi après midi. Il y avait les enfants, la famille, les amis, les ouvriers de la mairie de toutes les origines...

  • L’institution nourricière : éducateurs, usagers et cuisiniers dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale.
    Pohn-Weidinger Axel
    6 décembre 2019
    « Une nouvelle fois nous voudrions réclamer à propos de Marie, la responsable de la cuisine...
    Dans la « boîte à idées » d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pour Français rapatriés, on peut lire ces phrases, qui en disent long sur les conflits qui animent le réfectoire...

  • La bise farceuse
    Madec Annick
    13 avril 2014
    Quand le Groupe de Réhabilitation de l’Usage de la Bise Unique Brestoise, dit le GRUBUB, invite les sciences sociales à participer à cette farce sociale, celles-ci ne peuvent que minauder...

  • La cache à cadeaux
    Rosenberg Suzanne
    7 février 2014
    Imaginez une cour, que dire une cour, une étroite courette entourée d’un cabanon qui fait usage de WC et, lui faisant face, un transformateur E.D.F. qui n’a de récent que la plaque « Danger de mort »...

  • La contribution des auteurs du site
    25 janvier 2014

  • La corne du taureau de Michel Leiris
    Lamotte Sophie
    9 mai 2015
    Comprendre l’infime réflexivité de la mise en danger des familles populaires lors des rencontres scolaires. L’architecture scolaire se veut républicaine. Chaque matin, l’établissement ouvre ses portes, accueille en son sein l’enfant, referme ses portes et isole l’élève du reste du monde. Ses seuils - lourde porte en bois, grille coulissante, gardien ou gardienne - se franchissent avec une formalité que le quotidien et l’habitude ne défont jamais...

  • La Cravate
    17 février 2020

    Dans La Cravate, Étienne Chaillou et Mathias Théry racontent : Bastien Régnier, vingt ans, militant à Amiens du premier parti d’extrême droite ; son histoire, ses espoirs, son action, ses idées, ses réflexions, ses déconvenues… Le film commence. Un fauteuil. Avec à gauche, une table. Sur la table, une lampe et un petit livre : La Cravate. C’est le texte du film, la voix off qui accompagne ses autres images et ses autres voix. C’est aussi le texte que Bastien lit, dans le fauteuil à la lumière de la lampe à côté, et que tout du long il commente, amusé, pensif, surpris, soucieux. C’est encore et enfin le texte, dont avec l’aimable autorisation des auteurs, nous vous livrons quelques extraits... en exclusivité !

  • La fille qui venait d’un pays disparu. La chute du mur vue de l’Est.
    Helmund Saskia
    Havard-Duclos Bénédicte
    29 juin 2016
    Jusque-là j’avais vu et senti la pression idéologique en RDA, j’avais souffert de la nécessité d’avoir deux opinions, l’une officielle, l’autre privée... Cette expérience m’a appris très tôt que personne ne détient la vérité. Les idées qui se prétendent universelles, et donc adaptées à tout le monde en toutes circonstances, sont les plus dangereuses...

  • La grande bleue
    Aucher Laurent
    7 février 2014

  • La mise à mort des corps et des esprits
    Bastien Laurent
    2 avril 2021
    Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de licence de sociologie. L’auteur, qui a 21 ans, nous raconte en mobilisant tous ses sens, les odeurs, les codes couleurs, l’ambiance d’un abattoir, et se demande finalement : pourquoi ?

  • La police matraque dans l’Université de Bretagne Occidentale
    Boennec, Karine
    12 décembre 2019
    Bibliothèque Universitaire de Lettres - Université de Bretagne Occidentale. Le mardi 10 décembre 2019
    Je travaille à l’accueil de la BU, assise derrière la banque de prêt. La BU a ouvert à 8h. Je suis seule personnel à l’accueil, comme habituellement pendant la première heure d’ouverture. Très peu de temps après, j’entends des cris venant de l’entrée. Les cris sont particulièrement forts. Je me lève. Je vois un groupe de jeunes plutôt de dos, qui reculent, en défensive (des corps repliés, quelques bras en protection). Face à eux, les poursuivant, des hommes en tenue, casqués, avec matraques. Autour d’une dizaine. Il y a des contacts entre les deux groupes, les policiers accrochent les bras, les vêtements des jeunes, je vois des bras levés avec des matraques.

  • La possibilité d’une sociologie narrative
    Laé Jean-François
    Madec Annick
    Murard Numa
    27 septembre 2018
    Depuis longtemps, nous cherchons et produisons des formes pour partager différentes expériences sociales et différentes perceptions du social. Car la perception précède la conception, le percept précède le concept, et même s’ils s’enchaînent mutuellement, en un cercle, ce cercle (le cercle herméneutique) n’est pas un cercle fermé...

  • La savante, la démocratie... et la sociologie narrative
    Madec Annick
    12 septembre 2014
    Le 26 avril 2002, Arlette Farge, Marcel Gauchet et Pierre Laborie s’interrogeaient, dans Libération, “sur la responsabilité des élites intellectuelles dans la montée des extrémismes politiques“. La grande manifestation du 1er Mai, préparant l’élection de Jacques Chirac, s’organisait pendant que l’historienne des sensibilités, le philosophe de la politique et l’historien de l’opinion publique répondaient à la question : “D’où vient cette rupture de plus en plus nette entre élites et classes populaires ? “

  • LE BUS DES FEMMES. Prostituées : histoire d’une mobilisation
    Coppel, Anne
    24 mars 2020
    En pleine épidémie de sida, des prostituées interpellent les pouvoirs publics sur leur santé et les conditions d’exercice de leur métier. Leur action, contemporaine de la création d’Act Up-Paris, conduira à la création du Bus des femmes en 1990. Un document historique rarissime qui témoigne de l’histoire des mobilisations citoyennes, un exemple unique de class action chez les prostituées.

  • Le carré de violettes
    Dupuy Sabine
    30 septembre 2018
    “C’est en vue de construire un projet de formation que j’ai mené des entretiens avec chacune des 32 gardiennes de cette agence, pour mieux connaître leur parcours et leur vie. À quelques mois de la retraite, je suis heureuse que ce texte sorte des oubliettes, tout en ayant le sentiment d’avoir failli à mon ambition de jeune sociologue « tout terrain » : parvenir à écrire une sociologie qui soit immédiatement accessible, parlante, appropriable.

  • Le ciel vu des cales
    Le Roy Nicolas
    Roudeau Damien
    14 octobre 2018

    Ça fait trois saisons que je bosse pour la Pen Ar Bed.
    J’y suis matelot cuistot.
    Pour la première fois, l’armement me fait embarquer sur le Molenez, le bateau des "balèzes"...

  • Le galet de Marie-journaux
    Rosenberg Suzanne
    7 février 2014
    Elle en a parlé comme d’un galet. On aurait alors imaginé un caillou plat et poli. Quand elle a ajouté que c’était un galet de Bréhat, on aurait pu y lettre de la couleur, rose violacé ou gris chaud. En fait, c’est un bloc de granit piqueté de brun, usé par les flots....

  • Le pouvoir du récit : le rebondissement
    15 février 2017

  • Le printemps vacille
    9 septembre 2020
    Une libraire tranquille, salariée d’un "Culturel" situé en centre-ville, à quelques encablures de l’hypermarché dont il dépend, un virus qui fait trembler la planète, un rayon qui ne devient plus essentiel. Carnet de notes de mon transfert de l’espace culture à l’équipe du drive de l’hyper.

  • Le procès d’Emile
    Duclos, Mélanie
    12 avril 2021
    Quelques photographies dans l’album jauni de l’arrière-grand-mère, deux tous petits tableaux, l’un chez la grand-mère, l’autre chez la tante, c’est tout ce que nous avons de lui. Arrière grand-oncle communard, il nous intrigue, et avec lui, l’histoire d’une époque et celle d’une famille. Alors nous cherchons d’autres traces. Une archive, un récit. C’est notre idée, notre exercice. Rester, pour commencer, au plus près de l’archive pour lui faire dire, par elle-même, tout ce qu’on trouve à lui faire dire. Il sera temps plus tard de coller les morceaux. Des lettres, un carnet à dessin, quelques coupures de presse… ici, le dossier du procès.

  • Le rire dans les relations d’enquête
    Madec Annick
    6 janvier 2014
    Par exemple, qu’est-ce qui fait rire ? Pour répondre à cette question, j’invite le lecteur à pénétrer dans les cuisines de la recherche, là où se prépare, dans l’intimité, ce qui va être rendu public...

  • Le sociologue, son poulaillier et ses camionneurs : l’instant du retour au terrain
    Tarrius Alain
    7 février 2014
    Station service de La Palme, Corbières, sens descendant vers l’Espagne. 22h. Hall d’entrée : en face un large couloir menant aux toilettes, précédé d’un alignement de machines automatiques délivrant cafés, thés, boissons sucrées gazeuses, et, plus près de la vaste porte d’entrée, un espace de relaxation....

  • Le vieux. Autobiographie d’un voyou
    Grimbou, Azzedine et Kokoreff, Michel
    30 septembre 2019
    Le vieux. Autobiographie d’un voyou. Par Azzedine Grimbou et Michel Kokoreff (Editions Amsterdam, Paris 2018). “Je fuguais parfois à Vénissieux, Lyon, toujours avec quelqu’un. On volait une DS 21, une ID, et on partait voler. On était spécialisés. Je faisais des appartements avec un pied de biche ou un briquet. Par un pote qui travaillait à l’usine, on se fabriquait un tournevis, une pince petite comme ça, et on s’est spécialisés". Voir les bonnes feuilles de cet ouvrage (le chapitre 4, "Bien faire sa prison"). Et ci-dessous sa couverture.

  • Le visage des Gad. Le combat du "métis breton".
    Le Bras Olivier
    Guillou Anne
    7 février 2015

  • Les couteaux
    Vazel Annette
    30 septembre 2018
    Lucienne appuie lentement sur le bouton de la petite cafetière achetée à Leclerc il y a six mois. Il va décidément falloir la changer, cette cafetière. Elle n’a pas coûté cher mais elle coule tout le temps. Fabriquée on ne sait pas où, par on ne sait pas qui, pour un salaire de misère, alors que la plupart des jeunes qu’elle croise dans le quartier n’ont manifestement pas de boulot ; à moins qu’ils n’en cherchent pas vraiment non plus...

  • Les déclassées classeuses
    Branly Charline
    30 septembre 2018
    Habiter un quartier de logements sociaux offre peu d’intimité. Les logements construits dans l’urgence de l’après-guerre laissent place à la promiscuité. Aussi, la vie des habitants est rythmée par un quotidien savamment mis en scène. C’est sur ce sujet que nous aimerions écrire quelques mots...

  • Les hébergé.e.s
    Deshayes Fabien
    6 décembre 2019
    - "Dis, Jacqueline, tu peux éplucher les patates pour les frites ?"
    Sans un mot, Jacqueline obtempère. Elle s’empare du lourd filet de pommes de terre, le tire sans ménagement vers la table, en extrait une dizaine, les plus abimées, et s’attelle à la tâche avec un petit couteau pointu...

  • Les indispensables
    12 février 2021

    C’était il y a presque un an. Le 17 mars 2020, la France confinée, le reste du monde à l’arrêt aussi. La journaliste et réalisatrice de documentaires Laëtitia Gaudin-Le Puil avait prévu d’être ailleurs, sur le continent africain ; elle sera assignée à résidence, comme d’autres. Elle ne s’en plaint pas. Être confinée à Plouguerneau n’est pas une punition. C’est une chance. Très vite, ce qui aurait dû être un temps pour le grand ménage de printemps s’est mu en un exercice exaltant : recueillir la parole de celles et ceux restés au charbon, « en première ligne ». Le déclic : un échange téléphonique avec un ouvrier d’une « grosse boîte » finistérienne, lequel était devenu, par magie, « indispensable » au bon fonctionnement de l’entreprise. Les cadres et les agents de maîtrise, eux, furent priés de rester chez eux, en télétravail.

  • Les rappeurs, sociologues de la déviance
    Marquet Mathieu
    29 juin 2016
    Avec l’effacement dans le débat public des questions de domination de classe ou des mécanismes structurels d’exploitation qui font les quartiers pauvres et y relèguent les catégories populaires – souvent non-blanches –, ce sont aussi les causes sociales de la déviance, dont on supprime la signification sociale et politique, qui sont éclipsées. Cette question de la déviance, et plus particulièrement de la délinquance et des violences urbaines – ces deux vedettes de l’actualité médiatique et politique –, fréquemment abordée dans les textes de rap, y est souvent pensée de manière sociologique : avec des mots et des concepts très proches de ceux développés par certains chercheurs, les rappeurs se font alors en rimes sociologues de la déviance...

  • Les rideaux
    Hellegouarch Sophie
    7 février 2019
    Là sur les marches de l’escalier, je vous observe à travers les carreaux jaunis des portes. Je les ai toujours trouvées moches d’ailleurs, ces portes marrons avec ces carreaux jaunes. Couleur fumée de cigarette.

  • Les trois "Je"
    Maxence Hector
    Mamadou Diallo Oury
    Angélique Naël
    8 juillet 2019
    "Être trans", "Parcours d’immigré", "Volcan des consciences" : Trois « je » nous sont offerts dans ces trois travaux des étudiants de sociologie de l’université Rennes 2. Le premier est celui d’un récit de famille qui interroge les formes de réception de la transexualité dans l’univers familial proche. Le second est un « je » mosaïque reconstruit à partir des expériences racontées par des jeunes migrants guinéens et les points les plus saillants de ces parcours sont rapporté dans ce récit à la 1ère personne. Le dernier « je » est celui d’un « qui suis-je ? » et raconte comment les événements de vie construisent la conscientisation de son parcours.Trois textes bien différents mais tous écrits à la première personne par des étudiants qui ont choisi de publier leur texte en leur nom.

  • Lettre à ma mère
    20 juin 2020
    Ma sœur m’a dit qu’elle ne voulait pas devenir une femme énervée. Puis elle a rajouté que la colère était quand même sans doute légitime. Moi je suis cette personne énervée, et je ne vais pas me taire pour votre plaisir, je ne vais pas me taire parce que ma colère vous dérange.

  • Liencié "à l’amiable" !
    Paule Chaumage
    24 février 2019
    Il est sorti de ce bureau directorial hébété. Sonné. KO debout. C’était un mardi. Son chef lui avait pourtant bien dit : « Ne t’inquiète pas, tu ne seras pas licencié. »

  • Lire des photos dans une perspective de genre. A propos de Pouléis, un village des Monts d’Arrée
    Guichard-Claudic Yvonne
    12 septembre 2014
    L’image (photo, film documentaire…) peut être un outil à l’aide duquel le sociologue collecte du matériau pour sa recherche, concernant notamment les dimensions non verbales des comportements. Les images déjà existantes, quant à elles, peuvent constituer un objet d’étude susceptible d’enrichir notre compréhension du social. C’est cette seconde démarche qui sera la mienne ici...

  • Louise, les silences de la résistance
    2 décembre 2019
    Louise a 86 ans et vit dans un EHPAD, un établissement pour personnes âgées dépendantes. Je l’ai rencontrée sur proposition de sa fille . L’histoire de ma rencontre avec Louise exigeait d’être écrite. La voici.

    Photo de Leonardo Antoniadis

  • Maisons
    Klervi
    Nolwenn
    8 juillet 2019
    Aller « sur le terrain », décrire, interroger, discuter pour tenter de comprendre, dire et écrire les mondes sociaux. C’est à cette expérience que se sont prêtées Nolwenn et Klervi qui sur le mode du récit, nous font part ici de ce qu’elles ont vu, entendu, compris, pensé comprendre de cette « maison pour les femmes » qu’elles ont découvert cette année. Récits à la première personne et morceaux de récits de vie, récits descriptifs ou hypothétiques, récits analytiques, ancrés toujours dans l’expérience du chercheur en train de chercher et de celle des personnes rencontrées.

  • Margot l’enragé
    Tanguy Haude
    11 juillet 2015
    Commettre un délit, c’est passer la frontière : pour entrer dans la société ? Ou pour sortir d’une situation insupportable ? Educatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse, je me pose cette question, quand je songe, notamment à l’histoire de Camille, placé sous contrôle judiciaire en mars 2010 par un juge d’instruction dans une affaire de stupéfiants...

  • Mémoires de la lutte des sans-terre. Récit d’un métis chilien, chrétien agitateur.
    Bastias Rebolledo Julian
    28 février 2014
    Connaître les luttes antérieures n’est pas seulement intéressant mais aussi utile pour ceux qui continuent à se battre pour un monde nouveau. C’est une chose de lire les analyses que font les intellectuels, et qui sont valides, c’en est une autre de lire quelque chose d’écrit par les participants eux-mêmes, comme c’est le cas de ce livre.

  • Michel Verret, savant ami de la classe ouvrière, penseur agile
    Murard Numa
    7 septembre 2018
    Pour comprendre la société française d’après-guerre, il fallait connaître ses deux piliers : la paysannerie et la classe ouvrière. Pour les paysans, il y avait Mendras ; pour les ouvriers, Verret. Et c’est le premier qui permit au second...

  • Nos vies en jachère. La République du Coronavirus
    10 juin 2021

    En mars 2020, à l’occasion du 1er confinement, un appel à écrire est lancé par Christian Laval, membre du Let-Know Café. De mars à juin, les textes tombent. Ils sont courts, narratifs, poétiques, politiques. Ils discutent et critiquent l’épreuve collective de la pandémie et du confinement. Tous sont retenus et publiés tels que livrés.

  • Offrir des fleurs
    Deshayes, Fabien, Laé, Jean-François
    17 janvier 2021
    Quelle série composent-ils donc, ces durs au mal ? Et pourquoi donc ont-il accepté de poser devant l’objectif, bouquet à la main ? Les petites fleurettes semblent si fragiles ! Vont-ils vraiment voir leur amour ? Qui sont-ils d’ailleurs ? Tentons quelques descriptions, on y verra peut-être plus clair...

  • Olivier Adam, écrivain du peuple
    Madec Annick
    9 mai 2015

  • Paye ta précarité et ton handicap
    Millendall
    25 septembre 2019
    Millendall, jeune précaire, nous décrit ses envies d’autonomie vis-à-vis de sa famille, l’accès à son premier logement et ses expériences en tant qu’animatrice auprès de jeunes enfants à Brest. Ce récit, sous forme de témoignage, éclaire avant tout sur un sujet encore trop peu abordé, le handicap au travail. Autiste, en attente d’une reconnaissance comme travailleuse handicapée, l’autrice se confronte aux normes validistes, particulièrement présentes dans le cadre du travail.

  • Pensée fragmentée pour corps morcelé
    Hellegouarch Sophie
    7 septembre 2018
    corps. des doigts tordus, déformés professionnellement, mon corps se plie aux exigences de l’organisation intériorisée du travail. gestes mécaniques, répétitifs, usant, abusant de mon être. mon corps ne m’appartient plus, il existe pour quatre-vingt dix minutes quotidiennes, s’active involontairement...

  • Placard grand ouvert
    Overney Laetitia
    6 décembre 2019
    A la maison, ma mère s’est toujours empressée de fermer les portes du placard de cuisine à l’approche d’un visiteur. Par peur du regard inquisiteur ou envieux ? Des commères qui iraient raconter chez le voisin les serviettes mal pliées, la belle porcelaine, ou les boîtes de médicaments ? Le placard ouvert dévoile trop d’intimité. Le placard ouvert, ça ne se fait pas.

  • Pour en finir avec la question de la théorie
    Murard Numa
    10 octobre 2018
    A chaque fois que nous sommes invités à parler de la sociologie narrative, la même question revient : quelle théorie défendons-nous ? Je considère tout d’abord la question comme un symptôme du fétichisme...

  • Pour un journal collectif 2. Covoiturage non-sollicité
    Ferrieux, France
    9 février 2020
    Dimanche de janvier double 20,
    Ratp trafic raconte qu’il n’y aura pas de métro du tout pour que ma fille puisse arriver à son boulot avant 9h du matin. 10 kms à pied, ça devrait prendre 2h et 17 minutes, d’après l’application Plan. Alternative ? n’est prévu qu’un bus aux horaires extrêmement aléatoires, qu’il faut aller prendre à seulement 1,5 km. Uber et consorts « dépanneurs » commencent à coûter un peu trop cher, en particulier le dimanche...

  • Pour un journal collectif des expériences quotidiennes en des temps tumultueux. 1. Sur la ligne 13
    Girola, Claudia
    10 février 2020
    Les récits des expériences quotidiennes ne semblent pas avoir droit de cité dans la plupart des espaces de parole, même dans les assemblées et piquets de grèves où ce sont souvent les grandes déclarations politiques qui peuplent les différentes interventions.. Ils sont considérés comme de simples « anecdotes » et donc réduits à des non-événements, à des histoires dépourvues de force explicative, dénuées de sens politique, des récits sans importance qui ne serviraient qu’à amuser ou remplir les silences d’une rencontre inattendue… Nous savons pourtant que les sens de nos vies et de nos actes individuels et collectifs ne naissent pas uniquement dans les grands événements qui marquent nos cycles de vies ou notre histoire collective mais aussi et particulièrement dans ces scènes quotidiennes, apparemment accessoires et de l’ordre de l’impondérable.
    Aujourd’hui je m’adresse à vous toutes et tous pour vous inviter à écrire une sorte de journal collectif où on partagerait les expériences quotidiennes de ces temps tumultueux, expériences que nous risquons, en raison de leur caractère éphémère, de perdre dans l’oubli pour toujours, malgré le trop plein de sens en elles contenues.
    Et pour commencer, vous verrez le récit de mon trajet pour rentrer chez moi par le métro sur la ligne 13...

  • Pour une sociologie narrative
    7 décembre 2013

  • Présentation : déplacer les points de vue
    Murard Numa
    22 novembre 2016

  • Proximité sociale et distance spatiale
    Murard Numa
    6 décembre 2019
    De là on voyait la cour carrée, les pavés irréguliers, trous et bosses compris, le caniveau en V au milieu, avec la grille du tout-à-l’égout au bout, la boue noire accumulée autour, avec les résidus qui changeaient tous les jours comme pour le distraire lui alors qu’il lui fallait se concentrer, trouver l’énergie pour arracher au néant cette sensation, cette impression, cette odeur de l’enquête, avec la plume, qu’il la crache sur le papier...

  • Raconter le placement
    Potin Émilie
    17 décembre 2014
    Le placement ne se raconte pas dans une situation ordinaire de la vie sociale sous peine d’être renvoyé aux stigmates des mauvais parents ou des pauvres enfants. Pour autant, dire et raconter au sociologue, c’est se différencier des caractéristiques principales attribuées aux parents d’enfants placés et aux enfants placés en apportant nuances et singularités...

  • Rage de meuf
    Marc Morgane
    30 septembre 2018
    Un samedi d’hiver, relativement nuageux. Il est 18h et je vais bientôt commencer à nettoyer les vitrines remplies de viennoiseries collantes et suintantes. Mais pas avant 18h30, sinon Magalie ou le patron vont me capter aux caméras..

  • Readers in the metro
    Veber Sanda
    16 septembre 2014
    Ça vous arrive de jeter un coup d’œil sur le livre du voisin dans le métro ? A moi aussi. Il y a des livres que nous avons lus et cela fait plaisir de les découvrir dans les mains d’un inconnu. Il y a des livres que nous n’avons pas lus mais dont les titres nous rendent curieux...

  • Readers in the metro. Exposition
    11 février 2017

  • Récits d’anciens metallos (Vierzon, 1996)
    Aucher Laurent
    12 avril 2021
    Une enquête de Laurent Aucher et Danielle Champion : L’ouvrage Récits d’anciens métallos, vient de paraître chez l’Harmattan et amène à s’interroger sur ce qu’a été la condition ouvrière et sur ce qui subsiste de cette identité collective. Avec les extraits de deux entretiens auprès des "Métallos d’hier".

  • Récits de femmes de l’autre Allemagne
    Havard-Duclos Bénédicte
    29 juin 2016
    En 1995, une petite maison d’édition berlinoise, publie un livre de photographies de Katja Worch... Les 80 clichés choisis par Katja Worch pour composer ce recueil disent par petites touches la vie en Allemagne de l’Est de 1964 à 1989 montrant comment elle pouvait se déployer largement en marge du régime politique et de la dictature de l’Etat communiste, tout en étant pourtant tissée de part en part par un système d’organisation sociale et politique spécifique...

  • Récits de Palestine. Construire, reconstruire, résister
    9 décembre 2019
    Ce témoignage a été écrit à l’issu d’un voyage en Palestine, autour d’une mission « cueillette des olives ». En partant, on s’engage au retour à témoigner. On s’engage aussi à ne pas nuire. C’est pourquoi – parce qu’il sera publié sur internet – il n’y aura dans ce texte ni description de personnes, ni photos de ces personnes, ni les vrais prénoms. Dans son autobiographie, Frederick Douglass, qui était esclave américain au XIX° siècle, explique comment des militants abolitionnistes blancs, en racontant ce qu’ils faisaient pour aider les esclaves à fuir, empêchaient, de ce fait, d’autres esclaves de fuir. Ils informaient en exposant leurs stratégies, ceux qui ne devaient surtout pas être informés : les autorités, les propriétaires d’esclaves. En Palestine, faire appel à des internationaux pour la cueillette des olives représente une prise de risque : celui en premier lieu de ne plus pouvoir accéder à sa terre. Ne pas faire appel aux internationaux est aussi un risque : risque d’agression notamment en accédant à sa terre. Les Palestiniens choisissent leurs prises de risques dans le cadre de leur résistance mais nous avons la responsabilité de ne pas en ajouter. Si donc témoigner est un devoir, il est important d’avoir conscience du risque de l’écrit , particulièrement sur internet, et donc de choisir ce qu’on raconte. Je ne parle presque pas des militants parce que c’est un témoignage sur les conditions de vie des Palestiniens et non sur le militantisme. C’est une histoire palestinienne et c’est donc un choix de ne pas mettre les occidentaux en scène, qui eux sont – dans ce cadre – au service des Palestiniens, dans le cadre de leur mouvement de résistance.

  • Récits de Palestine. Construire, reconstruire, résister.
    19 juin 2020

  • Récits sensibles autour d’un graffiti
    Jolivet Soaz
    14 octobre 2018

    Le graffiti est massif. Il remplit le mur. En nuances de noir et de gris, il contraste avec l’herbe grasse que jonchent de vieilles palettes de bois fracassées.

  • Rideaux ! Extérieur nuit.
    Madec Annick
    12 mars 2019
    Parfois des textes en appellent d’autres et se rappellent à notre souvenir. C’est le cas de celui-ci, écrit par Annick Madec en 1992. Ce texte fait écho à celui intitulé "Les rideaux" écrit en 2019 par Sophie H., précédemment publié dans cette rubrique. Que les fenêtres soient dotées de rideaux ou non, qu’ils soient doubles ou translucides, qu’ils proviennent des quartiers pavillonnaires ou impopulaires, qui observe qui ? qui se protège de qui ? et finalement qui parle sur qui ?

  • Santé mentale et handicap au Mozambique. Instantanés d’une première exploration
    Velpry Livia
    15 février 2017
    En octobre dernier, j’étais à Maputo, la capitale du Mozambique, avec quelques jours à occuper. J’ai décidé d’explorer les questions liées au handicap et à la santé mentale. Par curiosité et par facilité, c’est ce que je connais. Pour accéder à un petit bout de réalité dans ce pays en allant y chercher ce qui m’est familier.

  • Semer ses propres graines
    Regnoult Élodie
    29 mai 2014
    ZUP, Zone Urbaine à Planter, septembre 2011. Je suis arrivée en cours de route. Le jardin partagé n’existe pas encore au milieu des immeubles mais plusieurs réunions ont déjà eu lieu entre les habitants et l’association du centre social. Le jardin partagé est un vieux projet : une volonté politique de la ville...

  • Sexual healing
    Myriem
    29 septembre 2018
    J’ai failli vomir en délaçant le jogging bleu Adidas de Louis. Un genoux à terre, lui debout, je faisais glisser, d’un geste machinal, le molleton sur ses hanches. Mais, alors que je découvrais ses jambes droites comme des piquets, c’est venu....

  • Sociologie narrative : des récits de papier aux récits 2.0
    11 juin 2021
    A l’occasion du congrès annuel de l’Association des sociologues de langue française, l’Atelier de sociologie narrative a tenu sa deuxième Université d’été à Brest les 1er et 2 juillet 2021 sous la forme d’ateliers participatifs et de débats. Ci-dessous l’affiche de l’événement, le programme complet et un film vidéo "Sociologie narrative en images" qui illustre le travail collectif.

  • Sociologie narrative : le pouvoir du récit
    Murard Numa
    22 novembre 2016

  • Sociologie(s) publique(s) en représentation(s) ? Écritures scientifiques & écritures artistiques
    Canales Leonor
    Toker Nilgün
    Madec Annick
    Monchatre Sylvie
    Selek Pinar
    13 octobre 2018

    Le film de la journée "Sociologie(s) publique(s) en représentation(s) ? Écritures scientifiques et écritures artistiques", à l’Université de Brest, le 6 avril 2018.

  • Souvenirs de la maison d’arrêt : Fresnes, 1970.
    Murard Numa
    24 mars 2020
    Lettres de la prison de Fresnes (Extraits)
    Par Arthur Agopian
    Deuxième division, cellule 365
    ( Quartier des toxicos)
    Sur la vieille chemise contenant les lettres, cette citation :
    « Les Parisiens, non pas des visages mais des masques, masques de faiblesse, masques de force, masques de misère, masques d’hypocrisie ; tous exténués, tous empreints des signes ineffaçables d’une haletante avidité. Que veulent-ils ? De l’or, ou du plaisir ? »
    Honoré de Balzac, La fille aux cheveux d’or

  • To be or not to be Juif
    6 mars 2021
    Bernard n’était qu’un produit bâtard, ni vraiment juif, ni vraiment goy, une espèce d’entre-deux. Sa rencontre avec Esther et sa conversion lui donnaient accès à un monde dont il avait été mis à l’écart. [...] La découverte de ses cousins et cousines en Israël alors qu’il était déjà un senior allait bouleverser son for intérieur. Selon lui, avoir de la famille en Israël était une preuve qui ne pouvait plus laisser de doute sur son identité...

  • Toxicophobie mon amour
    Anonyme
    19 septembre 2020
    J’ai écrit ce texte car il m’est apparu comme le seul espace dans lequel je pourrais m’exprimer librement, pour crever cet abcès que vous ignorez mais qui nous étouffe. Je parle de ce que je vis, de ce que je connais, je n’ai pas vocation à représenter un groupe homogène. Chaque personne, chaque produit, chaque parcours est unique. Mais la toxicophobie, elle, s’applique à nous tou-te-s, les toxicos. Et elle s’exprime à travers vous.

  • Un an et demi
    Solimen Claude
    14 octobre 2018

    Le jour de la visite, il n’est pas là. Pas là, physiquement. Il a laissé des traces. Le cendrier plein dans la cour, un gros cendrier métallique plein de mégots jaunes orangés de cigarettes industrielles...

  • Un stage à La Borde dans les années 1970
    Muller Anne
    Turck Marie-Christine
    12 septembre 2014
    Beaucoup d’écrits publiés sur cette clinique nous avaient permis de nous faire une certaine idée des méthodes pratiquées dans cet établissement considéré comme lieu psychiatrique « marginal ; ils étaient en outre suffisamment séduisants pour que nous ayons envie de voir de plus près comment fonctionnait cette institution dirigée par Messieurs Oury et Guattari...

  • Une anamnèse photographique
    Trépos Jean-Yves
    22 novembre 2016
    En complément de l’article que j’ai proposé à Sociologie et sociétés pour son numéro thématique "Sociologie narrative" (n°48-2), voici quelques éléments d’accompagnement, sous la forme d’une série de photos commentées. Au sens strict, il s’agit de plusieurs modalités de "photo-elicitation", homogénéisées par l’intention de les organiser en un récit...

  • Une cartographie émotionnelle
    Khattar Cynthia
    28 novembre 2015
    "Et si on s’appropriait sa ville autrement ? Au-delà des repères historiques et géographiques, l’idée est d’établir une cartographie des lieux qui ont une signification particulière pour chacun de nous. Et ainsi redécouvrir sa ville de manière plus intime, où se croisent notre histoire personnelle et celle d’autres habitants. Des récits écrits ou des balades sonores, pour aboutir à terme à une cartographie émotionnelle de la ville en ligne. Premiers essais à Lausanne".

  • Une étudiante chinoise vivant en France pendant le COVID-19
    Ruishu Xiang
    2 avril 2021
    Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de sociologie. L’autrice nous raconte son expérience en tant qu’étudiante chinoise lors du début de la pandémie du Covid-19, préoccupée de la situation de ses parents restés en Chine, ainsi que pour son propre quotidien en France.

  • Une fille en correction (Extraits)
    Laé Jean-François
    14 octobre 2018

    Tout débute après la seconde guerre mondiale.
    Dès sa naissance en 1946, le tribunal pour enfant d’Avignon suscite une poignée de frêles rapports, souvent quelques lettres, rédigées par la seule assistante sociale rattachée au Palais : Melle Rouvat.

  • Une oreille au tribunal
    Deshayes Fabien
    Laé Jean-François
    13 octobre 2018

    Je vais régulièrement au tribunal de Bobigny depuis quinze ans (...).
    Evidemment il s’y passe toujours des choses inattendues.

  • Une partition architecturale : les lieux et les sons
    Cambessedes Félix
    Dauchez Léonard
    Stafford Joséphine
    12 septembre 2014

  • Une partition architecturale : présentation
    Cambessedes Félix
    Dauchez Léonard
    Stafford Joséphine
    12 septembre 2014

  • Une photo, un commentaire : Brève rencontre
    Cardi François
    22 mars 2014

  • Une photo, un commentaire : Cannibalisme
    Murard Numa
    9 octobre 2018

  • Une photo, un commentaire : Cheval en joue
    Deshayes Fabien
    Laé Jean-François
    13 octobre 2018

  • Une photo, un commentaire : cimetière sous Covid
    7 novembre 2020
    Des buttes de caillasse successives. Chaque petit tas est surmonté d’un bout de bois dressé à la va-vite. Le coup de pelle du fossoyeur vient à peine de s’achever. Allez hop ! Faut pas que ça traine, le virus pourrait surgir.

  • Une photo, un commentaire : Générations
    Cardi François
    22 mars 2014

  • Une photo, un commentaire : Ils en pincent pour elle
    Deshayes Fabien
    8 avril 2020
    Plusieurs semaines qu’on en parle, de ce fameux mariage. Enfin, nous y voilà. Ça n’a pas été sans mal. Car les mauvaises réputations traînent jusqu’à l’intime... Je n’ai pas les clés de cette photo, mais elle m’intrigue...

  • Une photo, un commentaire : Infirmier de secteur psychiatrique
    Ingrid
    28 février 2014

  • Une photo, un commentaire : Le changement, c’est encore maintenant
    Murard Numa
    17 septembre 2018

  • Une photo, un commentaire : Miroir de la publicité
    Murard Numa
    7 février 2015

  • Une photo, un commentaire : Psychus
    Ingrid
    28 février 2014

  • Une photo, un commentaire : Sale ou En solde ?
    Murard Numa
    27 novembre 2015

  • Une photo, un commentaire : Un couple en béton
    24 mars 2020
    "En regardant cette photo sans autre ouverture, si ce n’est quelques branchages arrière et une lumière de printemps, on se dit que c’est le début du tunnel".

  • Viande à brûler. Journal d’un chômeur
    Murard Numa
    17 décembre 2014