• Sociologie narrative ?
    • Ne faut-il pas imaginer de nouvelles formes, une façon de sociologiser dans et par la narration ?
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    • Pour reconstituer le trésor perdu de la littérature du réel. Vous avez rendez-vous avec certains livres mais vous ne savez pas qui ils sont.
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Sociologie(s) publique(s) ?




Dernières publications


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Fragments du monde

par Première partie. Tagada/Together

9 décembre 2019
Récits de Palestine. Construire, reconstruire, résister


Ce témoignage a été écrit à l’issu d’un voyage en Palestine, autour d’une mission « cueillette des olives ». En partant, on s’engage au retour à témoigner. On s’engage aussi à ne pas nuire. C’est pourquoi – parce qu’il sera publié sur internet – il n’y aura dans ce texte ni description de personnes, ni photos de ces personnes, ni les vrais prénoms. Dans son autobiographie, Frederick Douglass, qui était esclave américain au XIX° siècle, explique comment des militants abolitionnistes blancs, en racontant ce qu’ils faisaient pour aider les esclaves à fuir, empêchaient, de ce fait, d’autres esclaves de fuir. Ils informaient en exposant leurs stratégies, ceux qui ne devaient surtout pas être informés : les autorités, les propriétaires d’esclaves. En Palestine, faire appel à des internationaux pour la cueillette des olives représente une prise de risque : celui en premier lieu de ne plus pouvoir accéder à sa terre. Ne pas faire appel aux internationaux est aussi un risque : risque d’agression notamment en accédant à sa terre. Les Palestiniens choisissent leurs prises de risques dans le cadre de leur résistance mais nous avons la responsabilité de ne pas en ajouter. Si donc témoigner est un devoir, il est important d’avoir conscience du risque de l’écrit , particulièrement sur internet, et donc de choisir ce qu’on raconte. Je ne parle presque pas des militants parce que c’est un témoignage sur les conditions de vie des Palestiniens et non sur le militantisme. C’est une histoire palestinienne et c’est donc un choix de ne pas mettre les occidentaux en scène, qui eux sont – dans ce cadre – au service des Palestiniens, dans le cadre de leur mouvement de résistance.
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Lectures buissonnières

par Un livre de Jean-François Laé et Laetitia Overney aux Editions Bayard

9 décembre 2019
Johnny, j’peux pas me passer de toi. Ecriture de séparation et de mémoire


Nous le connaissons à peine ; nous l’avons juste entendu régulièrement à la radio, suffisamment pour retenir quelques bribes de refrains. Guère plus. Nous ne savons rien de sa vie, sauf à lire ce qui s’affiche au kiosque. Tout ce que l’on sait vraiment de Johnny Hallyday vient de la Madeleine, où chaque 9 du mois, lors des messes qui sont célébrées à son intention en commémoration de ses obsèques le 9 décembre 2017, une avalanche d’écritures emplit les pages d’un cahier mis à disposition des participants. Avec un extrait et en document joint le compte-rendu du journal Libération.
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Fragments du monde

par Lorraine Ory

2 décembre 2019
Louise, les silences de la résistance

Louise a 86 ans et vit dans un EHPAD, un établissement pour personnes âgées dépendantes. Je l’ai rencontrée sur proposition de sa fille . L’histoire de ma rencontre avec Louise exigeait d’être écrite. La voici.

Photo de Leonardo Antoniadis
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Lectures buissonnières

par Sylvain Pattieu

2 décembre 2019
Beauté Parade


Un jour au quartier populaire de Château rouge à Paris, le patron a quitté le salon de beauté. Alors les femmes ont décidé de continuer sans lui. Elles ont occupé le salon pour s’approprier le travail et pour réclamer des papiers. Des jours et des semaines durant.
Sylvain Pattieu fait la chronique de leur mobilisation à coup de courts chapitres qui se suivent sans se ressembler : parole aux femmes, descriptions – lumière sur le quartier, le salon, les personnes – récits d’ordinaires et d’événements, incursions par l’histoire, la religion, l’économie et même la mythologie. Voici l’un d’entre eux, et puis quelques autres en fichier attaché.
Pattieu Sylvain, 2015, Beauté parade, Le livre de poche.
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Fragments du monde

par Gregory Duquesnoy

28 novembre 2019
Incursions ethnographiques aux audiences correctionnelles du tribunal de Senlis


Gregory Duquesnoy avait 45 ans.Nous avions fait une recherche sur le « bien boire, trop boire » en 2005- 2007, enquête de terrain qu’il sut mener à bien, avec de très nombreuses notations dans les tribunaux, dans les centres de cure, dans les opérations policières d’arrestation sur la route. Sa passion pour les situations extrême d’alcoolémie le conduisit dans un centre d’alcoologie pour étudier de près les méthodes d’aide, les relations thérapeutiques et tous les points de résistances manifestés par les patients. Tout ce travail aboutira à sa thèse : « Trop boire : les mise au secret de l’excès » en 2005. Gregory ne voulait pas concourir sur des postes. Il craignait les épreuves de ce genre. Alors il occupa plusieurs postes de formateurs à l’IPESUP et à l’institut catholique à Paris.
Emotions trop denses envers ses enquêtes sur le trop boire ? Stationnement trop long ? Ces excès tant observés ont ils débordé ? Nous ne le savons pas. Nous savons simplement que sa mort tragique ressemble à ce qu’il avait étudié. Aujourd’hui nous revenons sur ce qu’il écrivait. Des notations très sensibles que nous vous donnons à lire tandis que toutes nos affectueuses pensées vont à son fils.
(Catherine Deschamps, Jean-François Laé, Bruno Proth)
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Récits d’étudiant-e-s

par Claire Salem

28 novembre 2019
Essai de sociologie narrative


Qui aurait pu s’intituler : essai d’ethnographie ironique. "Tu fais quoi dans la vie ? - Une thèse en anthropologie. - Ha, t’étudies des tribus ? - Non, je travaille sur le quartier Simonin, dans le dix-huitième arrondissement. - Je viens d’emménager juste à côté ! C’est vraiment trop cool le dix-huitième, ça donne l’impression de voyager. Tu connais le Compost ? C’est super stylé comme endroit, en plus la bouffe est bio, local, tout ça". Sur le modèle de cet extrait, le dix-huitième arrondissement est décrit comme donnant « l’impression de voyager ». Face à des populations dîtes « précaires » et « issues de l’immigration », ces nouveaux habitants manifesteraient une sorte de fascination pour le populaire et l’étranger. Se pourrait-il, qu’à mon tour, je fasse un terrain « exotique » ? Ces remarques ne sont en tout cas pas sans rappeler les origines coloniales de ma discipline.
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Autour du travail

par Myriam Sonzogni

25 novembre 2019
Je suis Christine


"Le 21 septembre 2019, Christine Renon se donnait la mort en se jetant du premier étage de son école après avoir écrit une lettre à ses collègues et à sa hiérarchie. Parfois une mort vient interrompre le cycle de nos torpeurs quotidiennes. Nous nous demandons : pourquoi ? mais aussi : pourrait-il se faire qu’un jour ce soit moi à cette même place ?
Accepter d’endosser cette question, si j’étais elle ? est un geste fondamental qui nous permet de recevoir depuis l’intérieur de nous-mêmes, les traces qu’elle, Christine, a laissées derrière elle", Myriam Sonzogni.
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Autour du travail

par Louis Theillier

25 novembre 2019
Bande de Mandaïs - Partie II


Deuxième partie de la bande dessinée Bande de Mandaïs avec la participation de chômeur-se-s belges qui racontent l’exclusion sociale.
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Écritures ordinaires

par Yvan

30 septembre 2019
Carnet d’un ouvrier amoureux

Le fac-similé intégral du "Carnet d’un ouvrier amoureux". C’est une archive personnelle, un carnet perdu, oublié, ramassé. Jean-François Laé et Fabien Deshayes ont présenté ce document dans "Si vous me respecter, respecter mes secrets. Ne pas ouvrir" (à retrouver dans la rubrique Ecritures ordinaires). La lecture du carnet permettra au lecteur d’apprécier finement les prolongements et interprétations développées dans l’article suivant, "Cher Yvan" (à retrouver dans le même rubrique).
Ci-dessous une photo du carnet sur l’affiche qui annonçait l’Université d’été de la sociologie narrative où il était question de ces questions.
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Écritures ordinaires

par L’Atelier, auteur collectif

30 septembre 2019
Cher Yvan ; produire une hypothèse ou risquer un récit

Au cours de leur Université d’été, les participants à l’atelier de sociologie narrative, en petit groupe, ont confronté leurs idées sur le Carnet d’un ouvrier amoureux (Voir ci-dessus la reproduction intégrale du carnet) et fait marcher leurs imaginations : fallait-il chercher à savoir ce qui pousse l’auteur du carnet à écrire ? Ce qu’il veut faire ? A quoi le carnet peut lui servir ? Ou dire ce que l’on ressent en le lisant (avant toute interprétation). Quels indices on possède qui permettent une objectivation ? Quels compléments d’enquête permettraient d’en savoir plus ? Ou encore se risquer à lui écrire ? A imaginer la suite non écrite de sa biographie ? Les textes mis ici en commun fournissent quelques réponses à ces questions.
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Fragments du monde

par Nataly Camacho Marino

30 septembre 2019
De l’autre côté. La fumée des morts


Pour que les légendes urbaines prennent leur vraie dimension, celle d’histoires qui marquent profondément les imaginations, il faut avoir pris le temps de les écouter in situ, là et quand elles se racontent, et en l’occurrence dans les bas-fonds de la ville de Bogota, dans les enclaves où se trafique et se fume le Bazuco, dans le chaudron où mijotent les pires des mensonges et les plus affreuses des vérités.
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Lectures buissonnières

par Azzedine Grimbou et Michel Kokoreff

30 septembre 2019
Le vieux. Autobiographie d’un voyou

Le vieux. Autobiographie d’un voyou. Par Azzedine Grimbou et Michel Kokoreff (Editions Amsterdam, Paris 2018). “Je fuguais parfois à Vénissieux, Lyon, toujours avec quelqu’un. On volait une DS 21, une ID, et on partait voler. On était spécialisés. Je faisais des appartements avec un pied de biche ou un briquet. Par un pote qui travaillait à l’usine, on se fabriquait un tournevis, une pince petite comme ça, et on s’est spécialisés". Voir les bonnes feuilles de cet ouvrage (le chapitre 4, "Bien faire sa prison"). Et ci-dessous sa couverture.
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Lectures buissonnières

par Claudine Dardy

30 septembre 2019
Incursion dans une étrange forêt

Extrait de l’ouvrage de Claudine Dardy (Editions L’Harmattan, 2018), Exister par écrit. Essai sur l’identification en culture de l’écrit : "Naître et mourir, des événements ordinaires qui s’inscrivent dans des registres officiels. Quelle est la portée pour chacun de nous de cette écriture officielle produite par un système d’Etat Civil ? [Parmi les réponses, voyez] une histoire singulière, celle d’une femme qui refusa de se faire connaître au siècle dernier et qui réussit si bien qu’elle ouvrit à ses fille et petite-fille le champ des possibles, une forme d’état incivil. Celui-là même exercé, comme par ironie, par le peuple grandissant et âgé des troublés de la mémoire et de toutes les filiations".
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Autour du travail

par Louis Theillier

25 septembre 2019
Bande de Mandaïs - Partie I


Après une usine en lutte dans "Johnson m’a tuer", Louis Theillier nous livre une nouvelle fois une expérience collective de lutte, celle des Travailleurs Sans Emploi (TSE) en Belgique. Plusieurs chômeur-se-s ont participé à la création de cette BD et livrent ensemble leurs récits de l’exclusion sociale. De quoi briser la solitude de la précarité, refuser la passivité associée au chômage et retourner le stigmate du "mandaïs".
Nous avons décidé de vous livrer ce récit en trois fois, vous pouvez donc lire ici la première partie.
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Autour du travail

par Millendall

25 septembre 2019
Paye ta précarité et ton handicap

Millendall, jeune précaire, nous décrit ses envies d’autonomie vis-à-vis de sa famille, l’accès à son premier logement et ses expériences en tant qu’animatrice auprès de jeunes enfants à Brest. Ce récit, sous forme de témoignage, éclaire avant tout sur un sujet encore trop peu abordé, le handicap au travail. Autiste, en attente d’une reconnaissance comme travailleuse handicapée, l’autrice se confronte aux normes validistes, particulièrement présentes dans le cadre du travail.

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